franco-fiers

 

Fils RSS rss

st jean banner

Personalités 2007

PERSONNALITÉ DU MOIS DE FÉVRIER 2007

CHRISTINE VIENS

Texte : Jean-Marie Wissell

Christine Viens. Qui est-ce? Ce nom me dit quelque chose... Ayoye! Elle me fait mal cette efface! Euh! Oui, bien, c’est mon épouse de presque 18 ans. M’excuse mon amour...

1 Christine est née le 15 septembre 1961 dans la municipalité de Drummondville, Québec. Ses parents demeuraient alors à Montréal. Mais comme le docteur de famille de sa mère était natif d’Upton, elle accoucha à Drummondville. C’est dans cette ville que se retrouvait la famille de sa mère. Par la suite, Christine et ses parents s’installèrent définitivement à Upton, petit village agricole de la Municipalité Régionale de Comté d’Acton, situé à 45 minutes de Montréal sur la rive sud.

Son père, Robert, continuait de travailler à Montréal. Christine et sa mère allaient souvent le retrouver tantôt par autobus, tantôt en voiture. C’était toute une aventure!

Robert, fut tour à tour employé de Postes Canada, laitier, brûleur de pain (il brûlait le pain ranci des magasins d’alimentation afin de le transformer en moulée pour le bétail), confectionneur de crème glacée, conducteur d’autobus et employé municipal. Sa mère, Florence, fut serveuse de restaurant, ménagère, femme à tout faire. La famille Viens n’était pas riche. Pour Florence et Robert, elle est d’ailleurs leur fille unique.

Son grand-père paternel décéda dans les années 70. Il fut une figure négative dans sa vie. Son grand-père maternel, Gérard Blanchard, propriétaire du magasin général d’Upton fut tout le contraire pour Christine. Opiniâtre mais respecté de tous, craints par plusieurs, il protégea et appuya sa petite fille toute sa vie. Il avait plus de 90 ans à sa mort. Il menait encore les affaires de son magasin avec une main de fer.

Christine a passé beaucoup de temps dans le magasin même. Sa grand-maman la gardait. Son grand-père quittait souvent Upton pour aller chercher des marchandises et des biens à Montréal. Les grosses boîtes vides de tondeuses à gazon Toro faisaient office de château.

2 Lorsque Christine a commencé l’école, c’était l’arrivée du Jardin d’enfance qui n’existait pas auparavant. Elle se rendait à la salle paroissiale, la nouvelle salle de classe étant en construction. Puis, la première et deuxième année ce sont faites au couvent des Soeurs de la Présentation de Marie, école St-Maurice. De la troisième à la sixième, elle fréquenta l’école St-Ephrem d’Upton. La cour arrière de sa maison familiale donnait directement accès à l’école.

Autre événement, après la sixième, c’était la première année que les autorités scolaires supprimaient la septième année pour les élèves les plus forts. Christine accéda donc directement au secondaire. Le secondaire un et deux, donc la huitième et la neuvième année, se firent au couvent de la Présentation de Marie. C’était un pensionnat. Christine était externe.

De toute son école primaire à la huitième année, son grand-père Blanchard était conseillé scolaire. C’est lui qui prenait les décisions de fermer les écoles de la région d’Upton lors de tempêtes. Un hiver, elle habitait chez lui pendant que ces parents étaient partis en vacances dans le sud. Elle s’était promenée toute la fin de semaine avec ses grand-parents et elle était passablement fatiguée. Il avait neigé fortement toute la fin de semaine. Et lundi tout était encore bloqué! À son réveil, son grand-père lui dit d’aller se recoucher et de bien se reposer. Il n’y aurait pas d’école cette journée là!

De la cinquième année à la neuvième année, elle fit quatre années de piano chez les religieuses. De la dixième année à la douzième année, elle fréquenta l’école secondaire St-Joseph de St-Hyacinthe, une école privée. Elle y était pensionnaire. Elle partait le lundi matin et revenait le vendredi soir. Ce fut une époque difficile pour Christine. C’est ici qu’elle rencontra sa meilleure amie Maryse Durand. Après le secondaire, elle fit trois ans de CÉGEP en sciences humaines avec mathématiques. Puis, elle fit un baccalauréat en information scolaire et professionnel à l’Université du Québec à Montréal. Elle fit un deuxième baccalauréat à la même université en éducation préscolaire et primaire.

En 1987, ses études complétées, par l’entremise du centre de placement de l’université, elle a reçu des renseignements présentant des possibilités d’emploi à Sault-Sainte-Marie dans le nord de l’Ontario. Christine remplit une demande et se fit convoquer en entrevue et embaucher.

Christine arriva donc chez-nous en septembre 1987. Elle était seule avec une radio, un poêlon, un chaudron, son couteau, sa fourchette, son assiette et... son sac de couchage. La ville était anglophone. Elle était loin de maîtriser la langue de Shakespeare. Elle affronta sa nouvelle réalité avec entêtement, acharnement et détermination.

4L’année suivante, titulaire de la deuxième année, elle fit la connaissance d’un beau, élégant et éloquent jeune enseignant du temps de gestion: Jean-Marie Wissell. L’été suivant, ils se mariaient à l’Église St-Ephrem d’Upton. Conte de fée qui dure encore aujourd’hui. Ayoye! Elle est tannante avec ses effaces à la fin! "Oui, oui mon épouse, je ne fais pas de fautes. Et je n’en mets pas trop! Promis' C’est mon texte à la fin! Non!?

Depuis, la vie fit qu’elle devint franco-ontarienne et ne retourna au Québec que pour de brèves visites. Elle n’eut pas d’enfants, raisons médicales obligent, mais quatre chats et trois chiens.

Elle est maintenant propriétaire d’un terrain de 15.5 acres sur Mission Road à Goulais River. Situé à flanc de montagne, on y retrouve d’immense érables, chênes, merisiers et cèdres. La vue du lac Supérieur y est panoramique et imprenable. Elle y a un camp d’hiver qui se transforme en érablière au printemps. Christine et Jean-Marie produisent environ 26 litres de sirop par année avec 55 entailles.

3L’été, elle se repose au terrain de camping Whiskey Bay sur l’île St-Joseph. Elle y possède une roulotte de trente pieds. Avec Jean-Marie, elle pratique la pêche à tous les jours. Ils connaissent par coeur toutes les baies et chenaux entre le Fort St-Joseph et le camping, ainsi que toutes les îles américaines de la région.

Christine enseigne à nouveau la deuxième année après plusieurs années passées en maternel. Elle est impliquée au Coin des Mots ainsi qu’au syndicat AEFO élémentaire unité moyen-nord où elle est en poste depuis la création du Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario.

Bravo Christine et continue ton beau travail!

“Regarde mon épouse! Il est beau mon texte n’est-ce pas!?”

XOXOXO. Ohhhh! C’est bien mieux que des effaces, ça! Je t’en écris un autre toute de suite... mon amour!


Musique CountryComtemporainRock et alternatifAide