
Personalités 2006
PERSONNALITÉ DU MOIS DE JUIN 2006
Donald Landry
Donald Landry est un homme heureux. On peut voir qu’il aime jouir de la vie et rendre heureux les autres autour de lui. Il aime faire plaisir et est vraiment dans son élément lorsqu’entouré de personnes. Très farceur, il a l’esprit vif et fait souvent des calembours et jeux de mots.
Né à Packinton, dans le comté de Témiscouata, il est le plus jeune d’une famille de sept. Il a toujours été le "bébé à maman" qui, par ses gènes et son exemple, a fait de lui un homme des plus sociable. Sa mère, institutrice très dévouée aimait bien le monde. Selon son dire, "Il y a toujours de la place pour un de plus" et Donald d’adopter ce même motto.
On peut voir jusqu’où il fait sienne cette parole de sa mère lors d’un feu de forêt près de Dubreuilville il y a quelques années. Lorsqu’on a donné l’ordre d’évacuer le village à cause du danger, il a hébergé chez lui, à Wawa, quarante personnes pendant une semaine. Étant agent d’assurance, il connaissait la plupart des gens, mais pour son épouse, beaucoup étaient de purs étrangers. Pendant ce temps, il a dû vaquer aux besoins de tout le monde et surtout essayer de soutenir leur moral. Cet événement l’a grandement marqué à cause de l’amitié durable qui est restée jusqu’à aujourd’hui et a bien prouvé que sa mère avait raison: "Il y a toujours de la place pour un de plus ; on n’a qu’à ajouter un peu d’eau dans la soupe."
Honnête, franc et pas gêné, s’il a quelque chose à dire, il le dit directement. Il croit à l’égalité de tout le monde. Un jour, lorsque son curé refuse son invitation à dîner parce que lui-même recevait l’évêque, Donald a tout simplement invité l’évêque aussi. Ils se sont tous bien amusé : "Je te respecte pour qui tu es; respecte-moi pour qui je suis."
Donald est très fier de sa famille. D’abord sa reine, son épouse, sa Gabrielle et ses trois enfants: Jacqueline, propriétaire avec son époux du motel-restaurant Mountain Ash à Heyden, puis Line qui travaille au Davey Home à Sault Ste. Marie et enfin Alain qui travaille pour la compagnie Falconbridge. Il adore passer du temps en compagnie de ses huit petits-enfants. Soit aller à la pêche, marcher avec eux, faire du camping ou tout simplement jouer aux cartes tout en jasant.
En présence de Donald, on ressent son entrain pour la vie. "Il faut voir l’aspect positif en toute situation. Si tu regardes une batterie, remarque que le poteau positif est toujours plus gros que le négatif". Il faut aussi savoir s’adapter au système, sinon tu te buttes contre un mur plus grand et plus fort que toi et tu es misérable. Il faut avoir la flexibilité nécessaire pour savoir s’adapter et changer quand c’est le temps.
Donald Landry a eu une enfance et une vie très heureuse. "J’ai fait une maudite belle vie" mais d’ajouter d’un même trait: "Ton bonheur, c’est toi-même qui le fais, il ne faut pas attendre après les autres pour ton bonheur; ils ne te l’apporteront jamais sur un plateau d’argent."
Donald Landry a fait son noviciat à Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick pendant trois ans et demi avec l’intention de devenir religieux. Toutefois, avant de prononcer ses voeux, il a réalisé qu’il n’était pas fait pour la vie religieuse.
Il a donc trouvé un emploi comme bûcheron pour la compagnie Abitibi-Price près de White-River. Pendant vingt-cinq ans il a travaillé et assisté à l’évolution rapide de l’industrie forestière: abattage des arbres à la scie mécanique (après l’ère du "bucksaw"), "skiddage" avec les chevaux puis le "Timber-Jack", la drave sur les rivières, transport des billes de huit pieds en traîneaux tirés par des chevaux puis par des tracteurs à chenille et chargement sur les camions à l’aide du "grapple-hook". Par la suite, ce fut l’arrivée du bois en longueur. Le cyprès est en général destiné au bois d’oeuvre ou bois de sciage alors que le sapin et la petite épinette sont plutôt acheminés vers l’usine de pâtes et papier. Donald a aussi été chauffeur d’autobus pendant plusieurs années pour transporter les travailleurs de Wawa jusqu’à l’ouvrage, au site des opérations de chaque jour.
Après avoir pratiqué à peu près tous les métiers reliés à l’industrie forestière, voilà que Donald est mis à pied lorsque la compagnie Abitibi-Price vend l’entreprise à la Domtar. Étant sur l’assurance-chômage, (aujourd’hui assurance-emploi), Donald étudie et obtient sa licence bilingue comme agent d’assurance.
Vingt-trois ans plus tard, c’est toujours son gagne-pain. Domicilié à Wawa, il dessert une clientèle majoritairement francopohone à Wawa, Chapleau, Dubreuilville, Manitouage et White-River. Cette profession l’a très bien desservi puisque Donald aime être en contact avec les gens. Quoi de mieux que de leur fournir un produit qui les aideront en temps de difficulté.
Il aime bien jouer aux cartes. Il n’a pas de chalet parce que, s’il en avait un, celui-ci serait toujours plein d’invités et c’est en considération pour Gabrielle, son épouse, qui écoperait du surcroît de travail: popote, nettoyage et entretien du chalet pour tout ce beau monde. Éternel farceur, un jour il tenait son épouse en chaise roulante en haut de la rampe devant la maison. Donald lui demande: "Gabrielle, est-ce que tu m’aimes?" N’entendant pas la réponse espérée, il la laisse aller, s’attendant à ce que la chaise roule tout doucement sur l’herbe, en bas. Mais, oh catastrophe, son épouse n’était plus en état de répondre un doux "Bien sûr chéri, je t’aime!" puisqu’elle était étalée de tout son long dans l’herbe du parterre, la chaise renversée par-dessus elle. Il va sans dire que la nouvelle a fait le tour de Wawa comme un coup de foudre. Mme Landry s’en est tenue pour une seule blessure à son amour-propre et elle s’est très bien remise de son opération aux deux pieds. Heureusement qu’aujourd’hui elle n’a plus à se fier à son mari et qu’elle peut se tenir solidement sur ses deux jambes. Elle lui dit souvent “Je t’aime” sans qu’il ait à le lui demander.
Donald préfère l’ordinateur à un bon livre. L’internet offre tellement plus de possibilités. Il aime bien la musique country, Star Academy, et de temps à autre, un peu de musique classique. Après son départ du Québec, Donald n’a pas gardé contact avec ses amis d’enfance à cause de l’éloignement. Mais ne vous en faites pas pour lui, il a une grande facilité à se faire de nouveaux amis.
Donald, nous te souhaitons de poursuivre longtemps ta carrière en assurance. Et continue de semer la bonne humeur autour de toi. Bonne chance!




